Curieux intitulé, n'est-ce pas ?
Nous avons évoqué notre souhait de nous pencher sur les questions de calme au village de Belbèze, siège de Béra Vista.
Et voilà que nous parlons de « paix sociale ». Bien sûr les mots calme et paix sont à peu près équivalents. Mais la relation entre les notions de calme et de paix sociale va bien au-delà de la sémantique.
Quand on s'inquiète des conséquences du bruit sur ceux qui y sont soumis, on pense volontiers aux conséquences physiologiques, et aussi psychologiques. Les sites qui traitent de ces aspects de la question sont légion :
• Le site du gouvernement parle entre autres choses des « effets extra auditifs du bruit ».
• Celui du Centre d'Information et de documentation sur le bruit aborde le sujet dans son ensemble.
• Les maires du Tarn ont élaboré un document propre à l'utilisation des salles des fêtes.
• La région Rhône-Alpes présente un panneau exposition. (Dans ce panneau, on remarquera la dernière illustration liée aux relations de voisinage que le bruit peut altérer. Le commentaire est : « Je préviens mes voisins si je veux faire la fête. » Le lecteur comprendra que les riverains d'une salle des fêtes ne sont pas les « voisins » de tous les habitants du village).
Par contre, l'aspect des conséquences sociales du bruit est moins souvent abordé. Mais l'on compte de plus en plus de regroupement de victimes de nuisances sonores qui demandent au Maire d'exercer son autorité pour faire régner la paix sociale.
Attardons-nous un instant sur ce concept de paix sociale, et tentons d'en donner une définition.
Une définition de la paix donnée par le Larousse est :
Etat de concorde, d'accord entre les membres d'un groupe, d'une nation.
La paix sociale dans une cité pourrait être définie comme :
« Une situation de quiétude résultant
♦ d'un minimum d'aisance matérielle, et
♦ du respect des droits et des libertés des citoyens.».
Conçue ainsi, elle devient la condition du maintien en vie du corps social, de l'être social, de l'Homme pour lequel la vie en société se manifeste par la justice et le bonheur.
En quoi le bruit peut-il menacer la paix sociale ? Ne regardons que le cas des utilisations d'une salle des fêtes en milieu rural.
Le bruit de tous les jours, (celui de la ville, des transports, de l'outil de travail, des logements contigus,...) est oppressant. Nombreux sont ceux qui espèrent
retrouver le calme en s'installant à la campagne,
le préserver en y demeurant.
Quelle déception pour ces personnes lorsque, dans leur voisinage, une salle des fêtes se mue en "établissement pour noces, banquets et soirées disco..".
1° - Ces manifestations altèrent l'aisance matérielle des riverains. Ils sont privés du calme normal dans un petit village rural. Leur sommeil est perturbé. Chacun sait que ces perturbations, imprévisibles et incontrôlables sont source de stress, et peuvent entraîner des troubles psychologiques (irritabilité), et psychosomatiques divers.
2° - Ces nuisances témoignent aussi du non respect de leurs droits et libertés. Leur droit au calme, à l'absence de nuisances sonores, est bafoué.
Voilà succinctement en quoi l'utilisation d'une salle des fêtes, ne respectant pas les normes de niveau sonore émergent, menace la paix sociale.
Regardons donc maintenant ce que dit la réglementation en matière de protection de l'individu contre les troubles de voisinage, en particulier ceux engendrés par une salle des fêtes.
Puis nous verrons plus précisément quel est le problème de Belbèze, et les solutions envisageables.

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